Différences entre les versions de « Sansuukhin »

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L'histoire de la RRS est l'histoire de différents peuples réunis par une administration coloniale sous le Protectorat de Sunihame (Lysennie) puis de la Révolution Sansuukhin, de la Guerre de Survie de la Révolution, et de l'émergence de la RRS.
L'histoire de la RRS est l'histoire de différents peuples réunis par une administration coloniale sous le Protectorat de Sunihame (Lysennie) puis de la Révolution Sansuukhin, de la Guerre de Survie de la Révolution, et de l'émergence de la RRS.


==Histoire pré-coloniale (avant -60)==
==Histoire pré-coloniale (avant -47)==


==Protectorat de Sunihame (-60 à 115)==
==Protectorat de Sunihame (-47 à 112)==


==Révolution Sansuukhin (118)==
==Grande Guérilla Nationaliste et Révolution Sansuukhin (112-118)==


==Guerre de Survie de la Révolution (121-133)==
==Guerre de Survie de la Révolution (121-133)==

Version actuelle datée du 6 avril 2026 à 12:10

Sansuukhin
République révolutionnaire du Sansuukhin
Satharanarat Ptiwat Sansuukhin

118 –
127 ans

Drapeau du Sansuukhin.png100px

« La Terre, l'Unité, l'Effort »

(« Phaendin, Ekkaphap, Khwaam Phayaayaam »)

Capitale Mekhasun
Hymne (à définir)
Wan Ptiwat (Jour de la Révolution) (à définir)

Chef de l'État

Président du Conseil révolutionnaire

Prathan Sapha Ptiwat

Kham Sethakun

Gouvernement

Conseil révolutionnaire central

Sapha Ptiwat Klang

Régime politique République socialiste agraro-ouvriériste à parti dominant
Constitution Protocole révolutionnaire du Sansuukhin
Premier commissaire Siriphan Vorakhet (PPKP)

Législature

Congrès de la Révolution

Samatchha Ptiwat

Congrès de la Révolution

Samatchha Ptiwat

Secrétaire du Congrès de la Révolution Bunchaan Ratsamii

744 membres répartis en trois collèges (territorial, populaire, fonctionnel)

Justice

Justice populaire

Saan Prachachon

Haute Cour Populaire

Saan Sung Prachachon

Forces armées

Armée populaire révolutionnaire

Kong Thap Prachachon Ptiwat

EffectifsNaviresAéronefs
(à définir)(à définir)(à définir)

Diplomatie

Statut Nation souveraine reconnue
Faction Internationale Communiste

Démographie

Population 243 426 371 hab.
Gentilé Sansuukhinois⸱e
Plus grandes villes Mekhasun
Tailiang
Phonlaam
Naowip
Constitué de
  12 Commissariats révolutionnaires paysans (KPN)
KPN de Khamphet
KPN de Siiphuum
KPN de Chaisong
KPN de Thamrung
KPN de Yeowang
KPN de Teiliaan
KPN de Phonlaam
KPN de Maalawan
KPN de Sirenchai
KPN de Pulasiin
KPN de Sukhachai
KPN de Mekhasun
Langues officielles Sansuu (Akson Ptiwat)
Langues reconnues Dialectes locaux (reconnaissance relative)
Religion à définir

Économie

Monnaie San (S̶)
1 S̶ = 0,03 Ŧ
PIB 1 491 000 000 000 Ŧ
PIB/hab. Erreur d’expression : nombre inattendu. Ŧ/hab.
IDH (à définir)
Taux de chômage (à définir)

Histoire

An 118 Révolution Sansuukhin
An 119 Réforme Patthasun (romanisation de l'écriture)
An 121 - An 133 Guerre de Survie de la Révolution
An 133 - An 150 Installation de la RRS
An 150 - An 190 Réformes pour la protection de la révolution
An 190 - An 220 Ère de la modernisation
An 220 - An 240 Programme de la Nouvelle Mondialisation

La République révolutionnaire du Sansuukhin (RRS), ou Sansuukhin, est un État marqué par de fortes traditions agraires et unitaristes de l'est de la Cathésie. C'est un pays membre de l'Internationale Communiste à système socialiste agrariste. Peuplé de 243 millions d'habitants, le pays est un immense grenier mondial aux climats divers permettant la culture d'une diversité rare de cultures, pour beaucoup dirigées vers l'exportation. Malgré tout, le pays reste extrêmement inégalitaire entre ses différents territoires et entre les centres ruraux et urbains.

Politique intérieure

La RRS est un régime fondé sur des aspirations fédéralistes et de collégialité qui, avec le temps, a connu une série de réformes pour tendre vers une centralisation des institutions autour d'un petit groupe de membres du Phak Ptiwat Krmathikar-Penphucay (Parti révolutionnaire des travailleurs et des paysans). Il s'agit d'un régime à parti dominant.

L'Exécutif de la RRS

L'exécutif de la RRS est nommé le Conseil révolutionnaire central. Il est présidé par le Chef de l'État et du PPKP, le Prathan Sapha Ptiwat (ou Président du Conseil révolutionnaire). Le Chef de l'État nomme le Chef du gouvernement, le Nayok Krmathikar (ou Premier commissaire) qui est chargé des politiques domestiques routinières. Tous les Khana Praathan (Commissaires territoriaux, en charge des KPN), nommés par le Premier commissaire, sont membres du Conseil révolutionnaire central.

Le Président du Conseil révolutionnaire dispose de pouvoirs étendus en matière de décrets (qui doivent être confirmés par le Congrès de la Révolution), de représentation internationale de la RRS au sein des institutions mondiales et d'un droit de véto sur les législations de la RRS. Il nomme aussi les fonctionnaires des tribunaux de la RRS.

Le Premier commissaire dispose de pouvoirs en matière de nomination de fonctionnaires territoriaux et centraux, peut proposer des législations au Congrès de la Révolution et gère les relations entre les KPN et le pouvoir central. Cette fonction mène historiquement les politiques domestiques de la RRS tant que cela ne concerne pas la structure des institutions et du parti.

Les Commissaires territoriaux sont la plus haute fonction politique officiellement non-centrale de la RRS, bien que la plupart d'entre eux soient issus de la fonction publique centrale avant leur nomination. Il s'agit des dirigeants qui implémentent les politiques décidées par le gouvernement central dans leur territoires. Ces personnes sont aussi chargées du développement économique et de certains services publics parfois délégués par le Conseil révolutionnaire central.

Le Congrès de la Révolution

Le Congrès de la Révolution, ou Samatchha Ptiwat, est la grande assemblée disposant d'une partie du pouvoir législatif de la RRS. Elle est composée de trois collèges : le premier collège est issu des KPN, où chaque KPN envoie 30 délégués au Congrès par le biais des élus des Nakhon Ptiwat (collectivité urbaine) et des Tambon Sahakan (rurale) en leur sein ; le second collège est le collège populaire qui envoie 324 délégués soit un représentant pour 750 000 habitants via un système de circonscription (Kheet) ; le troisième collège est le collège fonctionnel qui envoie 60 délégués issus d'institutions reconnues par le régime (les Conseils paysans, 20 délégués ; les Conseils syndicaux, 15 délégués ; l'Armée populaire révolutionnaire, 10 délégués ; les Jeunesses du PPKP, 8 délégués ; et les organisations de femmes, 7 délégués). Cela résulte en une chambre de 744 membres dont l'élection est définie par le Protocole révolutionnaire du droit politique socialiste du Sansuukhin.

Il s'agit d'une institution unicamérale depuis les réformes pour la survie de la révolution. Elle dispose d'un droit d'initiative législative encadré par le Président du Conseil révolutionnaire et propose de manière consultative des listes de noms pour les nominations du Président du Conseil révolutionnaire et du Premier commissaire.

Actuellement, 446 membres du Samatchha Ptiwat sont membres du PPKP. Le reste des membres sont issus des rangs des indépendants ou des autres partis de la RRS.

Les KPN et les Commissaires territoriaux

Les Khna Krmathikar Ptiwati Penphucay Ngein (KPN), où Commissariat révolutionnaires des ouvriers et paysans sont un échelon créé lors des réformes pour la survie de la révolution. Il s'agit de provinces divisant la RRS de manière à standardiser et rendre plus efficace l'implémentation des politiques centrales. Ils sont aussi les interlocuteurs privilégiés des investisseurs internationaux, sous la supervision du Conseil révolutionnaire central.

Les KPN ne sont pas des instances élues. Les Commissaires territoriaux, ou Khana Praathan, sont nommés par le Premier commissaire et confirmés par le Congrès de la Révolution. Ils établissent autour d'eux un Comité révolutionnaire des ouvriers et des paysans, issus de membres des Nakhon Ptiwat et des Tambon Sahakan afin de mener à bien leurs missions.

La fonction de Khana Praathan possède une aura d'infamie au sein des institutions de la RRS, la plupart des purges anti-corruption des dernières années les visant.

Les partis politiques de la RRS

Il existe plusieurs partis politiques en RRS autorisés par la Haute Cour Populaire (Saan Sung Prachachon). Ces formations politiques doivent répondre à une série de critères dont l'interdiction de remettre en cause la nature socialiste du régime, l'interdiction de remettre en cause l'appartenance à l'Internationale Communiste, et le respect des institutions de la République révolutionnaire du Sansuukhin. Depuis les réformes pour la survie de la révolution, la constitution de partis est devenue plus compliquée en raison de la multiplication des critères nécessaires à réunir pour fonder un parti.

Le Phak Ptiwat Krmathikar-Penphucay (Parti révolutionnaire des travailleurs et des paysans) est le parti politique dominant de la RRS. D'obédience socialiste, il est actuellement, en interne, dominé par ses factions centralistes avec l'appoint des totalistes. Tous les Présidents du Conseil révolutionnaire central, Premiers commissaires et Commissaires territoriaux ont, historiquement, appartenu au PPKP.

Le Phak Sangkhom Phatthana-Seriphaap (Parti Socialiste pour le Développement et les Libertés) est le parti non-dominant le plus fort de la RRS. Officiellement aussi socialiste, il accueille en son sein des intellectuels d'obédiences plus libérale et démocrate ainsi que des anciens membres du PPKP non-purgés mais mécontents de sa gouvernance. Il s'agit d'un parti d'opposition officielle, malgré des accusations de collusion avec le PPKP.

Le Samakhom Raeng Ngaan-Kasikon (Rassemblement du Travail-Agrariste) est un autre parti autorisé par la RRS. Promouvant des politiques agrariennes et centrée sur le développement rural, le parti se démarque aussi par une défense de certains particularismes ruraux et des positions parfois plus "à gauche" que le PPKP en matière de protection des travailleurs, notamment dans les plantations.

Le Klum Itsara (Groupement des indépendants) n'est pas un parti à proprement parler mais la réunion de nombreuses figures politiques qui ne se retrouvent pas dans les partis autorisés. Une coordination de leurs efforts est née ces dernières années, promouvant des projets locaux, interpellant sur des affaires de corruption et servant de réceptacle pour des doléances qui sont souvent ignorées par les autres formations politiques de la RRS.

Le Phak Kommunit-Sahakan (Parti Communiste-Coopératif) est un parti qui se réclame du communisme, promouvant des politiques plus prononcées de socialisation et des réformes tendant vers la dictature du prolétariat. Il s'agit d'un parti qui coopère souvent avec le PPKP, souvent accusé d'être son "école idéologique des jeunes cadres".

Les libertés politiques en RRS

La RRS reconnaît dans le Protocole révolutionnaire des devoirs et droits des travailleurs et des paysans une série de libertés politiques et civiques encadrées par la loi. Les discriminations sur la base du genre, de l'appartenance ethnique et géographique ou de l'origine sociale sont prohibées et sévèrement punies. Le droit d'association et de réunion non-politique est garanti. Le droit à une défense lors de la convocation devant les Cours Populaires (Saan Prachachon) est garanti.

Le service militaire est obligatoire en RRS pour tous les citoyens âgés entre 16 et 21 ans, d'une durée de dix mois. Lors de ces services sont offertes l'apprentissage de la conduite, une série de rendez-vous médicaux et de rattrapages vaccinaux et de soins au besoin, et l'apprentissage avec documents certifiants de compétences manuelles et administratives.

Le droit d'appartenance à un syndicat ou à un conseil paysan est garanti, et leur formation encadrée par la Haute Cour Populaire (Saan Sung Prachachon). Les lieux de travail en RRS doivent prévoir des instances d'écoute et de participation des travailleurs.

Conseils paysans et institutions parallèles

Au sein des Tambon Sahakan existent les Conseils paysans (Sapha Penphucay). Ces institutions sont issues de la Révolution Sansuukhin et perdurent par leur ancrage local fort, malgré des tensions persistantes avec le monopole intégral du pouvoir par le PPKP. Leur équivalent urbain serait les Conseils syndicaux (Sapha Sahaphaan), cependant ces derniers sont bien plus proches du PPKP donc moins indépendants dans leur action ce qui les rend pour beaucoup moins attractifs.

Les Conseils paysans ont une influence certaine au sein de la RRS, étant des piliers de la vie politique locale dans les territoires ruraux et ayant un impact important dans la nomination de candidats au Congrès de la Révolution. Malgré des tensions, des compromis ont presque toujours été trouvés avec le PPKP sur les listes de candidats afin d'éviter une crise politique et légale du régime en dépit des différences en matière de priorités politiques et idéologiques.

Relations internationales

État de l'art économique

La RRS est une économie socialiste semi-planifiée ayant connu une série de réformes au cours des dernières décennies. Il s'agit de l'un des plus grands exportateurs agricoles et alimentaires du monde. L'économie du pays est marquée par de profondes inégalités territoriales et sociales et par une machinerie industrielle dépendante de ses partenaires internationaux, notamment de l'Internationale Communiste. Son PIB est de 1491 milliards de Thalers, et son PIB par habitant d'environ 6200 thalers par tête. Le pays est un acteur majeur des industries agroalimentaires et agricoles, des engrais et de minerais rares.

Structure de l'économie de la RRS

L'économie de la RRS est répartie entre l'agriculture (29% du PIB), l'industrie (24% du PIB) et les services (33% du PIB). L'économie souterraine, ou économie grise, concernerait selon les rapports récents autour de 14% du PIB du pays.

Le pays est marqué par la force de son secteur agricole avec la très grande diversité de ses plantations et des infrastructures de pêche. Ces secteurs sont largement organisés au sein de Coopératives sectorielles (traduction) et de plus petites structures tolérées selon les règles issues du Protocole révolutionnaire du droit économique et de la terre.

L'industrie est largement partagée entre de grandes entreprises publiques dont la gestion est partagée entre les différents échelons politiques du pays, avec une influence forte des KPN, et avec les investisseurs internationaux depuis plusieurs décennies qui contribuent largement au développement industriel moderne du pays.

Les services, eux, concernent les activités de commerce, de logistique, de transport et d'administration publique dans le pays. La RRS connaît une financiarisation légère mais croissante de son économie.

L'économie souterraine est importante, concernant les échanges entre particuliers non-déclarés et les quotas de production non autorisés par les Protocoles révolutionnaires qui ne peuvent être détectés lors de leur premier échange.

Agriculture et exportations

Il s'agit du secteur le plus développé, investi et entretenu de la RRS. Depuis la Révolution Sansuukhin, il s'agit d'un pilier identitaire du pays. La diversité climatique de la RRS combinée à l'aide apportée par l'Internationale Communiste depuis la Révolution et des incitations claires de la part du PPKP ont contribué à faire de la RRS un grenier mondial majeur.

En matière céréalière, la RRS produit une diversité de céréales pour répondre à la demande mondiale : blé, millet, maïs et bien entendu riz. La RRS produit un peu plus de 70 millions de tonnes de riz paddy par an, pour beaucoup dans le KPN de Phonlaam. Près de 16 millions de tonnes de riz est exporté, faisant du pays le deuxième exportateur mondial de riz. Le reste nourrit la population domestique et constitue les réserves stratégiques d'État au sein des Greniers Nationaux (Thanphuak Haeng Chaat) qui sont des piliers de la sécurité alimentaire du régime. Le riz sansuukhinois se décline en plusieurs variétés comme le riz phonlaam (riz blanc des plaines et variété standard d'exportation), le khao hom sansuukhin (riz parfumé au jasmin plus prestigieux), le khao niaw thanong (riz gluant principalement consommé en Cathésie) et le khao dam phunaak (riz noir, dont la production est plus petite mais à forte valeur ajoutée).

Le pays produit aussi du blé, du maïs et du millet en quantité inférieure, mais se positionne tout de même dans le top 10 des exportateurs mondiaux de ces céréales.

Le caoutchouc est le deuxième pilier d'exportation majeur de la RRS. Le pays en produit presque 6 millions de tonnes majoritairement dans les KPN de Thamrung et de Sirenchai. Les plantations sont organisées en grandes coopératives d'État qui sont directement les héritières des anciennes plantations coloniales et aristocratiques. C'est le produit d'exportation le plus rentable dont le Sansuukhin est le premier producteur mondial. C'est aussi une source non considérable du marché noir en raison de la valeur ajoutée du produit.

Le pays produit aussi aux alentours de 55 millions de tonnes de canne à sucre, soit 5 à 6 millions de tonnes de sucre raffiné. La production est concentrée dans les KPN du sud. Le pays se positionnant dans le top 5 des exportateurs mondiaux de sucre, les sucreries d'État (Roongaan Naam Taan) sont parmi les installations industrielles les plus importantes du pays après les rizeries.

Évidemment, les épices constituent un pan majeur du système agricole de la RRS. Avec 150 000 tonnes de poivre, 45 000 tonnes de cannelle et 18 000 tonnes de cardamome, en plus de quantités considérables de gingembre, de curcuma, de citronnelle et de piment, le pays est le premier producteur mondial de beaucoup d'épices. Elles sont quasi intégralement exportées.

Les fruits tropicaux représentent une part majeure de la production mondiale de mangue (3 millions de tonnes), de bananes (8 millions de tonnes), d'ananas (2 millions de tonnes) et de durian (1 million de tonnes). La noix de coco et le coprah, produites à la hauteur de 2,5 millions de tonnes, sont vecteur d'une industrie agroalimentaire locale. Le pays produit aussi des papayes, des ramboutans, des longanes, des litchis et des fruits de la passion avec plusieurs centaines de milliers de tonnes de production pour chacun d'entre eux.

Le pays est aussi producteur de café (1,3 millions de tonnes) et de thé (250 000 tonnes), plaçant les thés du Sansuukhin comme des produits en moyenne de gamme dans beaucoup de marchés. Le café est un produit d'exportation majeur, mais le thé est aussi consommé massivement en interne. Le chaa khamphet est la boisson nationale de fait, qui est servie régulièrement et partout dans le pays. La production de thé a largement été modernisée ces dernières décennies grâce à une coopération avec la Compagnie du Thé et des Épices du Saphyr avec les coopératives d'État.

Le bois tropical issu des très denses forêts du pays serait d'environ 19 millions de tonnes. Les productions principales sont le teck, l'acajou, le palissandre et diverses essences tropicales rares. La foresterie est un monopole d'État, mais la coupe illégale est massive surtout dans les KPN frontaliers de la RRS. Le bois est une grande production de contrebande ce qui rend la déforestation difficile à gérer malgré une politique volontariste du pays. C'est l'un des secteurs les plus corrompus de l'économie, les KPN étant régulièrement impliqués dans des scandales.

Le Sansuukhin est aussi le premier producteur mondial de manioc avec plus de 30 millions de tonnes. La production est en partie utilisée pour l'alimentation domestique, surtout dans les territoires ruraux, et en partie pour l'exportation sous la forme de fécule et de tapioca. Une partie est aussi exportée pour l'alimentation animale.

En combinant la pêche et l'aquaculture de ses façades maritimes massives et diverses, de ses fleuves et de ses lacs, la RRS produit plus de 11 millions de tonnes de produits de la mer et d'eau douce par an. La pêche maritime est divisée entre les chalutiers d'État et la pêche artisanale. L'aquaculture en eau douce est en croissance rapide pour produire des biens comme les crevettes ou les poisson-chat.

Enfin, l'élevage est un dernier pan de l'économie agraire du pays. C'en est le parent pauvre, car le régime a toujours privilégié les cultures par rapport à l'élevage. Le cheptel comprendrait aux alentours de 10 millions de bovins, 25 millions de porcs, et 500 millions de volailles (canard, poulets…) répartis dans le pays. La cavalerie naakhan maintient aussi un cheptel équin d'environ 250 000 chevaux.

Industrie et dépendances internationales

Le secteur industriel de la RRS est concentré dans les Nakhon Ptiwat (collectivités urbaines) et largement développé grâce à l'aide du Sunyixian et de Novgrad dans les années 170-210. L'industrie lourde (sidérurgie, cimenterie) tourne en sous-capacité. L'industrie de transformation alimentaire (conserveries, rizeries, sucreries) est le secteur le plus rentable et établi. Malgré une diversité affirmée de secteurs, l'industrie de la RRS reste faible par sa dépendance importante envers le Sunyixian et quasi-totale envers les autres partenaires commerciaux pour les importations technologiques (machines-outils, électronique, équipement militaire…).

La transformation alimentaire est le premier secteur industriel du pays. Les rizeries (roongaan khao) sont les installations industrielles les plus nombreuses du pays avec plus de 500 unités industrielles réparties dans les KPN. Les sucreries sont aussi importantes avec plusieurs dizaines d'unités. Les conserveries de fruits, de poisson et de légumes suivent avec une centaine d'unités. Les usines de transformation du caoutchouc, elles, sont concentrées dans le sud du pays et forment un secteur stratégique pour la production de latex. Ce secteur représente presque 15% du PIB, employant plusieurs millions de personnes à l'échelle du pays. C'est le secteur le plus rentable et le mieux intégré à la mondialisation.

Le textile et la confection de vêtements sont des secteurs en croissance au Sansuukhin. Avec un modèle industriel fondé sur la main d'œuvre abondante et bon marché du pays, les quelque 300 usines textiles produiraient beaucoup de vêtements, chaussures et textiles industriels en employant au moins 3 millions de personnes (très majoritairement des femmes). Le secteur représente plus de 10 milliards de Thalers d'exportations annuelles et croît rapidement. C'est le secteur où les zones économiques spéciales (Kheet Seethakit Phiset) attirent le plus d'investisseurs étrangers, autrefois de Phoécie et désormais même du Sunyixian.

Le pays dispose aussi d'un appareil d'industrie lourde construit avec l'aide de l'Internationale Communiste il y a des décennies. Trois complexes d'aciérie produisant environ 2 tonnes d'acier par an (fonctionnant à 50% de leur capacité), une dizaine de cimenteries produisant 30 millions de tonnes (et ne couvrant même pas un tiers des besoins du pays) et 5 unités de production d'engrais chimiques (2,5 millions de tonnes d'engrais, largement insuffisant pour l'agriculture) constituent un squelette vétuste de l'industrie de la RRS. C'est le secteur le plus subventionné et le moins rentable du pays, où les machines sont vieillissantes, la maintenance insuffisante et la faible productivité par rapport aux importations. Le régime refuse cependant de fermer ces usines pour des raisons idéologiques, ces usines étant un symbole de modernité et de solidarité socialiste, et pour des raisons sociales et stratégiques (des dizaines de milliers d'emplois et des pans entiers de l'économie nationale en dépendent encore).

L'extraction minière sur le territoire occidental-méridional de la RRS recèle, avec d'autres gisements, des ressources minérales significatives. Le KPN de Yeowang produit du fer, du cuivre et de l'étain, le territoire étant riche en minerais divers exploités depuis des siècles. Des gisements de bauxite ont été identifiés dans les collines de Thamrung mais ne sont pas exploités. Des prospections amènent à penser que le pays détient aussi des gisements de minerais rares, mais cela est à confirmer. La production minière totale représente 4% du PIB avec une extraction annuelle aux alentours de 3 millions de tonnes de fer, 200 000 tonnes d'étain et des quantités moindres de cuivre, de zinc et de pierres précieuses. Une partie est transformée localement dans l'appareil industriel lourd, mais la majeure part est exportée brute vers le Sunyixian, ce qui suscite des critiques de la part d'économistes.

En matière d'énergie, le Sansuukhin dispose d'un mix énergétique largement dominé par l'hydroélectricité avec des barrages majeurs dans quatre KPN. Il existe une vingtaine de grands barrages construits depuis la Révolution Sansuukhin construits avec l'aide de Novgrad, complétés par des gisements de charbon (avec une production de 18 millions de tonnes par an) et du gaz naturel offshore dont le développement est en cours avec des pourparlers avec des investisseurs internationaux. La capacité électrique installée est de 43 GW sur le territoire. Cependant, les coupures sont fréquentes en zone rurale et dans les îles en raison de réseaux électriques vieillissants et d'une production insuffisante et instable. L'électrification complète du pays est un objectif permanent du pays, qui repose encore énormément sur un réseau de générateur diésel de secours assez massif.

Monnaie et système financier

La RRS dispose de sa propre monnaie, le S̶, créée après la Guerre de Survie de la Révolution (traduction). La monnaie repose sur un taux de change fixe fondé sur un circuit monétaire de l'Internationale Communiste, mais il existe un taux du marché noir largement utilisé avec un écart significatif. Le taux de change officiel par rapport au thaler est de 33 San pour 1 Thaler sur les marchés internationaux. Le système bancaire est entièrement étatisé et structuré autour de la Banque centrale révolutionnaire (Thanakhaan Klang Ptiwat) et de banques spécialisées comme des banques agraires (Banque agraire populaire, Thanakhaan Kasikon Prachachon), des banques de développement industriel et des banques dédiées au commerce extérieur (Bureau du commerce extérieur, Samnak Kaankha Tangpratheet). Le crédit aux particuliers n'existe quasiment pas. Le marché noir de devises étrangères est un phénomène endémique qui est actuellement toléré malgré la misère sociale créée.

Commerce international

La RRS est profondément intégrée dans la mondialisation, participant aux échanges internationaux. Les partenaires privilégiés sont officiellement ceux de l'Internationale Communiste, cependant, ces dernières décennies une politique commerciale plus pragmatique s'est imposée au Conseil révolutionnaire central. Le Sunyixian est le premier partenaire commercial du pays, pour les importations comme pour l'export. Novgrad n'est que troisième, devancé récemment par la Fédération-Unie. L'Union Phoécienne suit Novgrad, juste avant le Samvelde puis l'Hamawahal.

Les exportations principales sont le riz, le caoutchouc et le latex, le bois, les épices, le textile et les minerais bruts, tandis que les importations principales sont des importations de technologie, de l'équipement militaire, des biens manufacturés, des machines-outils, de l'engrais et du pétrole.

Depuis les réformes pour la survie de la révolution, les KPN sont autorisés à établir des zones économiques spéciales. Cela a notamment été fait pour faciliter l'installation d'industries du tourisme et textile, même si le phénomène reste audacieux et mal vu par les instances du PPKP. Ainsi, les investisseurs étrangers sont autorisés sous supervision.

Il existe aujourd'hui des contentieux commerciaux importants avec les Océanides autour des droits de pêche, et des relations tendues avec les autres pays de la Mer des Milles Détroits sur les droits de passage de la flotte marchande sansuukhinoise.

Inégalités et aménagement du territoire

La RRS est aujourd'hui largement fracturée entre les KPN prospères qui concentrent la richesse, l'industrie et les services et les KPN périphériques qui restent dans une pauvreté structurelle et vivrière. La fracture urbain-rural existe quant à elle dans chaque KPN à l'exception du KPN-capitale. Les Plans quinquennaux de développement révolutionnaire (Phaen Haa Pii Phatthana Ptiwat) sont un instrument de politique économique visant à répondre à ces inégalités. Les résultats de ces plans pourtant prévus dans le Protocole révolutionnaire du droit économique et des travailleurs sont pourtant mitigés, malgré des succès réels : l'alphabétisation augmente de façon solide avec une couverture sanitaire qui se développe, mais les inégalités persistent et se renforcent.

Enjeux et défis économiques

La RRS est aujourd'hui face à de nombreux défis. La pression démographique d'une population importante et en forte croissance, la tentation de l'ouverture économique au prix de la pureté idéologique, la dépendance envers les partenaires de l'Internationale Communiste, la dégradation environnementale liée aux exploitations des sols, le marché noir qui fait office de véritable économie parallèle sont des murs auxquels fait face le Conseil révolutionnaire central. L'échec des politiques de réduction des inégalités et de hausse du niveau de vie entretient une grogne populaire et éloigne de plus en plus de monde du PPKP.

État de l'art social

La République révolutionnaire du Sansuukhin est un pays émergent. Ces dernières décennies, le pays a réalisé des progrès réels et qui ne peuvent pas être niés en matière d'alphabétisation, de couverture vaccinale et de réduction de la mortalité infantile par rapport aux premiers temps de la RRS. Ces progrès masquent cependant des inégalités territoriales qui persistent, un système de contrôle social omniprésent et une stratification de la société qui, de fait, contredit le discours égalitaire officiel.

Démographie

La population de 243 millions d'habitants fait de la RRS l'un des pays les plus densément peuplés. La croissance démographique est d'environ 1,8% par an, en ralentissement graduel mais toujours solide. Le régime a tenté, ces dernières décennies, plusieurs politiques contradictoires : encouragement à la natalité dans les années 120-150, puis tentatives de limitation dans les années 200-230 face à un risque d'insécurité alimentaire, puis la mise en valeur de la liberté sexuelle depuis de récents changements dans le Protocole révolutionnaire sur les droits civiques et bioéthiques.

La structure par âge est jeune, avec 40% de la population qui a moins de 25 ans. Cela constitue à la fois une force (main d'œuvre abondante, financement du système social…) et une bombe à retardement (emploi, logements, futures retraites). L'espérance de vie est d'environ 67 ans, un chiffre considéré comme honorable pour un pays à ce niveau de développement qui est tiré vers le haut par les KPN urbains, et vers le bas par les KPN périphériques.

Le taux de fécondité est de 2,6 enfants par femme, avec là encore une fracture dans les villes, où il est plus bas, et les campagnes où il est bien plus haut. La transition démographique du pays est en cours mais inégale géographiquement.

Le pays connaît de grands mouvements internes de population. Bien que le régime contrôle les déplacements par le biais d'un système d'enregistrement résidentiel (le thabien baan), où chaque citoyen est rattaché à une collectivité et un déménagement requiert une autorisation administrative. En pratique, un exode rural rampant existe malgré ce système avec des centaines de milliers de jeunes ruraux qui migrent vers les KPN urbains et industriels chaque année. Ces personnes vivent alors dans une semi-clandestinité administrative qui les prive de certains droits pourtant officiellement garantis (droit d'accès au logement, rations alimentaires spéciales, scolarisation des enfants…).

Éducation

Historiquement, la RRS a fait du service public de l'éducation un pilier de sa légitimité populaire et politique. L'alphabétisation est l'une des réussites les plus souvent citées de la Révolution : elle est passée de moins de 10% sous le Protectorat Sunihame à environ 69% aujourd'hui. C'est un progrès considérable, même s'il faut noter que "alphabétisé" signifie officiellement "capable de lire en Sansuu Akson Ptiwat", ce qui exclut de fait les populations qui maîtrisent l'ancien syllabaire ou des dialectes locaux mais pas l'écriture romanisée des révolutionnaires. Les législations en matière d'éducation sont réunies dans le Protocole révolutionnaire sur les affaires scolaires et de formation de la jeunesse.

Le système éducatif est structuré en trois niveaux. L'enseignement primaire (rongrian prathom) dure six ans, de 6 à 12 ans, et est obligatoire et gratuit. Chaque collectivité dispose d'au moins une école primaire. L'enseignement est en sansuu standard, ce qui pose problème pour les enfants issus de communautés minoritaires qui arrivent à l'école sans parler la langue d'instruction.

L'enseignement secondaire (rongrian matthayom) dure quatre ans, de 12 à 16 ans. Il est théoriquement accessible à tous mais, en pratique, les écoles secondaires sont concentrées dans les collectivités urbaines. Les enfants ruraux des KPN périphériques doivent souvent parcourir de longues distances ou être hébergés dans des internats d'État suscitant la méfiance des familles. Le taux de scolarisation secondaire tomberait à 40%, avec un décrochage important des filles en milieu rural et des garçons dans les zones industrielles où le travail précoce est encore courant.

L'enseignement supérieur est le niveau le plus contrôlé du système éducatif. Il existe une dizaine d'universités dans le pays, toutes publiques, dont la plus prestigieuse est l'Université révolutionnaire de Mekhasun (Mahawitthayalai Ptiwat Mekhasun). L'accès se fait par concours national, un événement annuel majeur pour les familles éduquées de la RRS. Les filières prioritaires sont l'agronomie, l'ingénierie, la médecine et l'administration publique. Les sciences humaines et sociales existent mais sont fortement encadrées idéologiquement. Il existe aussi des écoles du Parti (rongrian phak) qui forment les actuels et futurs cadres du PPKP au sein d'un cursus parallèle très sélectif qui constitue la vraie voie d'accès au pouvoir. Environ 2,5% de la population accède à l'enseignement supérieur, un chiffre très bas qui traduit à la fois le manque d'infrastructures et la méfiance du régime envers les intellectuels.

La ville universitaire de Luangmii, dans le KPN de Khamphet, constitue un lieu à part dans le paysage universitaire de la RRS. Elle est suffisamment éloignée de la capitale pour bénéficier d'une relative liberté intellectuelle, et est réputée comme un foyer discret de pensée critique vis-à-vis des fondamentaux du régime, où le débat est encouragé. Le régime y tolère une marge de liberté qu'il ne permettrait jamais dans la capitale, parce que Luangmii fonctionne comme une soupape et parce que certains cadres du PPKP y envoient eux-mêmes leurs enfants, connaissant la qualité des cursus enseignés là-bas.

Santé

Le système de santé de la RRS est entièrement public et gratuit, constituant une fierté du régime. Malheureusement, en pratique, la couverture sanitaire varie énormément selon le territoire. Bien que le maillage sanitaire de base soit réel, avec chaque collectivité rurale disposant d'un dispensaire (sathaan anamai) et chaque collectivité urbaine d'un hôpital populaire (roongphayabaan prachachon), les KPN les plus importants disposent d'un voire de plusieurs hôpitaux de références tandis que les KPN périphériques ne disposent que d'infrastructures de base. L'hôpital central de Mekhasun, le Roongphayabaan Klang Ptiwat (Hôpital central révolutionnaire) est le seul établissement du pays capable de chirurgie complexe, de soins intensifs de haut niveau et de traitement des maladies rares. Les législations de santé sont codifiées au sein du Protocole révolutionnaire relatif aux affaires sanitaires et sociales.

Les indicateurs de santé publique montrent un tableau plein de contrastes pour la RRS. La mortalité infantile est d'environ 33 pour 1000 naissances, en baisse régulière mais encore élevée dans les territoires les plus périphériques où elle peut atteindre 75 pour 1000 naissances. La couverture vaccinale est de 85% pour les vaccins de base, une réussite facilitée par le service militaire obligatoire qui sert aussi de rattrapage vaccinal. La mortalité maternelle, elle, reste préoccupante en milieu rural, aux alentours de 150 pour 100 000 naissances faute de personnel qualifié et d'équipements.

Le pays fait face à de grandes pathologies, comme le paludisme (endémique dans les KPN tropicaux et forestiers), la tuberculose qui persiste dans les zones urbaines, les maladies diarrhéiques liées au déficit d'accès à de l'eau traitée dans certains territoires, et, de plus en plus, les maladies chroniques comme le diabète ou l'hypertension dans les villes, associé à la hausse du niveau de vie urbain.

Le régime a formé un corps spécial de médecins de campagne (phaet chonnabot) qui sont envoyés dans les collectivités rurales après leurs études dans le cadre d'une obligation de service de trois à cinq ans. La politique, bien que populaire, est insuffisante car l'écrasante majorité des médecins souhaitent repartir en ville le plus rapidement possible, laissant les collectivités rurales sous-dotées de manière chronique.

La médecine traditionnelle (kaanphaet phuen baan) reste très pratiquée en parallèle du système officiel, surtout dans les communautés minoritaires. Elles consistent en de l'herboristerie chamanique, de la médecine éibadiste traditionnelle, voire de la médecine liée aux moines. Le régime tolère ces pratiques tant qu'elles ne concurrencent pas la médecine d'État, promouvant activement celle-ci au travers de la propagande officielle. Les médecins traditionnels sont surveillés par les autorités du parti, leur influence dépassant le cadre médical.

Logement et conditions de vie

Le logement est, avec le temps, devenu une des façades les plus contradictoires du régime. Bien qu'une priorité dans les premières décennies de la RRS, le pays construisant massivement des logements, cette politique a perdu de son importance au fil du temps. En milieu urbain, le modèle dominant est le logement collectif d'État (baan ruam ptiwat, ou maisons collectives révolutionnaires), aka des immeubles de quatre à six étages construits en béton dans les années 130 à 180 de style brutaliste inspiré de Novgrad et attribué aux travailleurs par leur unité de travail. Ces immeubles sont aujourd'hui, souvent, surpeuplés, mal entretenus et manquent des services nécessaires à la vie moderne. Dans la capitale, une famille de cinq personnes vit typiquement dans un appartement de 35m². L'eau courante est disponible mais les coupures fréquentes, comme pour l'électricité, et le chauffage ou la climatisation n'existent pas.

En milieu rural, l'habitat reste largement la maison traditionnelle sur pilotis (baan sao suung), en bois massif, hérité des traditions pré-révolutionnaires. Bien que des tentatives aient été faites dans les années 160-180 de remplacer ces maisons par des habitations en dur de type collectif, l'effort a été abandonné faute de moyen et suite à la résistance des populations locales. Les maisons sur pilotis sont considérées comme fonctionnelles (elles protègent des inondations, des animaux et de l'humidité) et ont un impact social fort, la taille et la qualité de la maison dépendant fortement du statut social. Cependant, ce type d'habitations ne garantit pas l'accès à l'eau potable ou à l'électricité.

L'accès à l'eau potable est, d'après les rapports, fixé aux alentours de 65% de la population. Il est quasi universel en milieu urbain, et très aléatoire en territoires ruraux. L'accès à l'assainissement, l'hygiène de base, est de 50%. L'électrification couvre environ 75% du territoire, les KPN périphériques constituant d'immenses zones blanches faute de moyens pour y bâtir les nécessaires infrastructures de transport et de livraison de la fée électricité.

Stratification sociale

Officiellement, la RRS est une société sans classes. Cependant, en pratique, une stratification bien réelle existe. Elle est connue de tous, mais elle n'est pas nommée.

Au sommet de cette stratification se trouve la nomenklatura du Parti (les phuu yai phak, ou "les grands du Parti"). Ce sont les hauts cadres du PPKP, les officiers supérieurs de l'Armée populaire révolutionnaire, les Commissaires territoriaux et leurs familles. Ils vivent dans des quartiers séparés au sein des collectivités souvent urbaines, ont accès à des magasins réservés (les raan phiset, ou "magasins spéciaux") qui sont approvisionnés en produits importés et envoient leurs enfants dans les meilleures écoles, en plus de bénéficier des soins des hôpitaux les mieux dotés. Cette classe représente 2 à 3% de la population.

En-dessous existe une classe moyenne urbaine (chon chan klang) émergente au sein des collectivités urbaines. Ce sont des fonctionnaires, des enseignants, des techniciens ou des petits commerçants tolérés par le régime. Ils vivent plus modestement mais avec une certaine richesse fondée sur leur travail, ayant accès à l'éducation secondaire pour leurs enfants et à des soins de santé décents. Ils représentent environ 10% de la population.

Ensuite, la grande majorité de la population peut être regroupée au sein de la paysannerie coopérative (chaao naa sahakan). Ils représentent 60% de la population et travaillent dans les collectivités rurales. Leur niveau de vie dépend énormément selon les KPN : en effet, un paysan de Phonlaam vit sensiblement mieux qu'un paysan de Pulasiin.

Viennent après les ouvriers industriels (krmathikar roongaan), concentrés au sein des collectivités urbaines. Ils sont théoriquement privilégiés par l'idéologie du régime, mais leur condition matérielle fait qu'ils se retrouvent souvent logés dans des conditions difficiles et soumis à des cadences de travail exigeantes, surtout dans les industries de l'agroalimentaire et du textile. Ils représentent environ 13% de la population.

Au plus bas de l'échelle sociale, enfin, se retrouvent les populations marginalisées. Ce sont les migrants ruraux sans enregistrement officiel dans les collectivités urbaines, les minorités ethniques périphériques attachées à leurs traditions et les familles des personnes purgées pour complots anti-révolutionnaires qui portent un stigmate important. Ces populations n'existent pas dans les statistiques officielles, mais représentent aux alentours de 5% de la population.

Conditions des femmes

La RRS affiche depuis sa création un discours égalitariste fort. Le Samakhom Satrii Ptiwat (Association des femmes révolutionnaires) est devenue ces dernières décennies une organisation de masse puissante. La RRS a garanti l'égalité juridique des sexes dès la Révolution et codifié dans le Protocole révolutionnaire relatif aux droits et libertés. Le service militaire obligatoire est mixte, et l'accès à l'éducation est théoriquement égal. Les femmes représentent une part significative de la main-d'œuvre du pays.

En pratique, les postes de pouvoir restent malheureusement massivement masculins. Aucune femme n'a jamais été Prathan Ptiwat, et la première femme Nayok Krmathikar n'a été élue que récemment. Les Commissaires territoriales femmes se comptent historiquement sur les doigts d'une main, même si elles sont de plus en plus nombreuses avec un objectif affiché de parité. Au Congrès de la Révolution, on compte aujourd'hui 37% de femmes, un chiffre en forte hausse mais encore insuffisant pour l'Association.

Dans les collectivités rurales, les structures patriarcales pré-révolutionnaires persistent sous le vernis égalitaire. Les membres des Conseils paysans sont presque tous des hommes. Les violences domestiques sont endémiques mais sous-déclarées et ce malgré des efforts proactifs du régime. Le mariage précoce persiste dans certaines communautés, même s'il est officiellement interdit et très surveillé.

La RRS est un pays où les femmes s'affirment de plus en plus comme classe à part entière : elles constituent une part importante de la main-d'œuvre mais elles n'ont pas le pouvoir qui vient avec. Les militantes de l'Association des femmes révolutionnaires se montrent de plus en plus combatives vis-à-vis du PPKP, provoquant parfois des esclandres politiques au sein des instances du pays.

Protection sociale et travail

Le système de protection sociale existe mais est construit sur une architecture minimaliste. Les travailleurs des coopératives et des entreprises d'État bénéficient d'une retraite (bia bamnaan, ou "allocation d'ancienneté") versée à partir de 60 ans et calculée sur la durée de travail. Le montant de l'allocation est faible et insuffisant pour vivre sans soutien familial. En pratique, les personnes âgées restent fortement intégrées dans la cellule familiale et continuent de travailler aussi longtemps que possible.

Les accidents du travail sont couverts par un système d'indemnisation géré par les coopératives et les entreprises d'État, mais les procédures sont lourdes et les montants dérisoires ce qui provoque un non-recours systématisé pour la majorité de la population. Les conditions de travail dans les plantations de caoutchouc, les usines textiles et les usines aquacoles sont régulièrement dénoncées par les Conseils syndicaux et les partis minoritaires sans qu'il n'y ait de grande amélioration.

Le travail des enfants est officiellement interdit avant 16 ans, l'âge du service militaire, mais en pratique les enfants travaillent dans les champs familiaux dès 10-12 ans dans les territoires ruraux. Le régime ferme les yeux parce que la productivité de pans du secteur agricole en dépend en partie.

Les législations autour du travail sont codifiées au sein du Protocole révolutionnaire relatif aux conditions d'existence sur le lieu de travail.

Histoire

L'histoire de la RRS est l'histoire de différents peuples réunis par une administration coloniale sous le Protectorat de Sunihame (Lysennie) puis de la Révolution Sansuukhin, de la Guerre de Survie de la Révolution, et de l'émergence de la RRS.

Histoire pré-coloniale (avant -47)

Protectorat de Sunihame (-47 à 112)

Grande Guérilla Nationaliste et Révolution Sansuukhin (112-118)

Guerre de Survie de la Révolution (121-133)

Installation de la République révolutionnaire du Sansuukhin (133-150)

Réformes pour la protection de la révolution (150-190)

Ère de la modernisation (190-220)

Programme de la Nouvelle Mondialisation (220-240)

Époque contemporaine (240-aujourd'hui)

Géographies domestique et régionale

La RRS est divisée en douze Commissariats révolutionnaires paysans (Khna Krmathikar Ptiwati Penphucay Ngein), ou KPN. Chaque KPN est dirigé par un commissaire, un Khana Praathan, nommé directement par le Premier commissaire, ou Nayok Krmathikar, chef du gouvernement de la République.

La RRS a, au cours de son histoire, tissé de fortes relations avec certains de ses voisins aussi bien que l'on peut considérer ceux-ci comme semi-intégrés à la RRS bien qu'ils conservent leur indépendance sur certains domaines.

Les KPN de la République révolutionnaire du Sansuukhin

Les douze Commissariats révolutionnaires paysans (KPN)
# Nom Localisation Description Villes principales
1 KPN de Khamphet Nord KPN aux étendues fertiles et au climat tempéré. Grenier du pays, réputé pour ses cultures de riz, de thé et de graines. Khamphet, Luangmii, Phayao
2 KPN de Siiphuum Sud du territoire occidental-septentrional Plaines aux vents marins forts avec de grands cours d'eau. Territoire logistique de transit pour les exportations. Siiphuum, Khamphong, Baanham
3 KPN de Chaisong Ouest, territoire occidental-méridional Frontière avec le Bluiyglesh, zone militarisée. Terrain rugueux, collines et forêts denses. Patchwork de communautés rurales et ethniques. Chaisong, Wanphrai, Mokkhalan
4 KPN de Thamrung Centre du territoire occidental-méridional Forêts tropicales, zone de transition climatique. Grandes productions de caoutchouc, d'épices et de bois tropicaux. Thamrung, Sukhawan, Phetchai
5 KPN de Yeowang Sud-ouest Montagnes et forêts denses, frontière avec le Raj d'Hamawahal. Diversité d'industries primaires et tensions frontalières. Yeowang, Thonphet, Sangkhao
6 KPN de Teiliaan Nord de l'île médiane Grandes façades côtières, ports majeurs, industries de construction navale et de pêche. Teiliaan, Soriwaan, Khaotung
7 KPN de Phonlaam Centre de l'île médiane Vaste plaine alluviale, cœur agricole du pays. Climat tropical-humide, "grenier mondial" de la RRS. Phonlaam, Naakham, Rungphai
8 KPN de Maalawan Sud de l'île médiane Comprend une île secondaire. KPN aux dysfonctionnements chroniques mais avec des zones franches et industries modernes. Maalawan, Khotisaan, Ruangphii
9 KPN de Sirenchai Ouest de l'île orientale Territoire long avec grande bande côtière tropicale. Industrie touristique, plantations de fruits tropicaux et cocotiers. Sirenchai, Phukaam, Nakhontai
10 KPN de Pulasiin Nord de la capitale Économie moins dynamique. Agriculture vivrière et pêche, forêts denses. Territoire marqué par l'isolationnisme. Pulasiin, Thalikho, Wansomphon
11 KPN de Sukhachai Extrême-est de l'île orientale Façades sur la Mer des Épices et l'Océan Irénique. Industries de pêche, aquaculture et commerce maritime. Sukhachai, Thalangpon, Lamsiin
12 KPN de Mekhasun Cœur de l'île orientale Capitale nationale, zone très urbanisée. Grands pôles financiers, industriels et commerciaux. Siège du gouvernement. Mekhasun, Chaimong, Prathipnai

Culture et traditions

Romanisation du Sansuu : la Réforme Patthasun

En l'an 119, une année après la Révolution, le Conseil révolutionnaire a décrété la Réforme Patthasun (ou "Réforme de l'Écriture dorée"). L'objectif était ambitieux : remplacer l'ancien syllabaire aristocratique par un alphabet constantin adapté. Cette nouvelle écriture est appelée l'Akson Ptiwat (ou "Écriture révolutionnaire"). Les motivations derrière une telle réforme étaient l'alphabétisation des masses paysannes pour lesquelles le syllabaire traditionnel complexe et monopolisé par les élites était inaccessible, la facilitation des échanges avec les alliés de l'Internationale Communiste, et la casse symbolique de l'ordre féodal et de son monopole culturel. La réforme a été menée avec l'aide de linguistes issus de Novgrad et d'intellectuels appartenant aux cercles vakéministes d'autres pays, renforçant les liens entre le Sansuukhin et l'Union de Novgrad. L'ancien syllabaire survit aujourd'hui dans les contextes religieux, cérémoniels et chez certaines communautés rurales résistantes aux réformes centralisatrices et modernisatrices, donnant lieu à des épisodes récurrents de tensions locales. L'Akson Ptiwat utilise des phonèmes simplifiés mais reconnaissables comme th, ph, ch, ng ou kh pour les consonnes aspirées, des voyelles doublées pour les sons longs (comme aa, uu, ee) et une structure syllabique majoritairement CV ou CVC accessible au plus grand nombre.